Par définition, le terme sinécure désigne une place ou un emploi rétribué qui n’implique que très peu d’efforts. Pratiquer une sinécure, c’est être bien payé pour une charge de travail très faible.

Sinécure : étymologie, sens et utilisation

Le mot sinécure est dérivé du latin « sine cura » (sans souci ou sans effort). Historiquement, il provient de l’expression latine « beneficium sine cura » qui signifie littéralement « bénéfice sans soin ». Cette expression était utilisée au Moyen Âge pour désigner l’émolument accordé à un clerc sans qu’il n’ait assuré aucun service religieux.

Au fil du temps, le sens de ce groupe de mot a changé pour s’appliquer à un emploi qui n’oblige à aucun travail effectif. Cela implique également les rétributions versées à certaines personnes sans raison apparente. Au 17e siècle, cette pratique était particulièrement développée dans les plus hautes sphères de l’État avec les emplois fictifs.

Aujourd’hui, le terme sinécure est couramment utilisé dans l’expression française « ce n’est pas une sinécure ». Cette locution s’applique à un travail pénible. Elle est aussi employée pour désigner une difficulté qui ne peut être surmontée qu’avec de gros efforts. On la retrouve dans des chansons, des œuvres littéraires et même dans des journaux. Par exemple, en 1975, elle a été utilisée par l’auteur-compositeur français Renaud Séchan dans sa chanson Hexagone de l’album Amoureux de Paname. Elle est également apparue dans le quotidien français Libération du 20 février 2017. De même, l’acteur humoriste Alain Chapuis en a fait usage dans la série française Kaamelott écrite par Alexandre Astier.

En définitive, lorsqu’une personne est rémunérée sans fournir aucun effort dans un travail, on peut qualifier sa situation de sinécure.