Le viager désigne un contrat de vente par lequel un vendeur (appelé crédirentier) transfère la propriété de son bien immobilier à un tiers (appelé débirentier). Ce dernier lui verse en contrepartie un capital initial qui varie de 0 à 50 % de la valeur du bien. Le montant restant est ensuite obligatoirement converti en une rente viagère qui devra être versée au vendeur jusqu’à son décès.

Avantages et inconvénients d’une transaction en viager

En optant pour une transaction en viager, le vendeur (généralement âgé) se libère des charges relatives à la taxe foncière et aux gros travaux. Il n’aura plus à y consacrer ses revenus de retraite. De plus, la vente d’un bien en viager assure au crédirentier un niveau de vie plus décent grâce à la rente viagère qu’il touchera à vie. Un autre avantage pour le vendeur est que la fiscalité de la rente viagère est moins rigide.

L’acheteur bénéficie également de nombreux avantages. N’ayant pas à payer immédiatement tout le montant d’achat du bien, il peut décider de ne pas faire un prêt bancaire pour réaliser son investissement. De plus, si le vendeur désire rester dans le logement jusqu’à sa mort, le montant de la rente diminue d’un pourcentage variable qui peut atteindre les 40 %.

Le viager présente cependant quelques petits inconvénients. Les calculs pour déterminer la valeur viagère du bien ainsi que le montant des rentes sont souvent complexes. L’acheteur court par ailleurs le risque d’acheter le bien au-delà de son prix d’achat réel, si le vendeur vit beaucoup plus longtemps que prévu. Pour bien maîtriser les risques, il est important de demander l’expertise d’un spécialiste pour savoir quelles clauses insérer dans le contrat.

Que retenir ? Les transactions en viager présentent plusieurs avantages et concernent généralement un vendeur âgé et des acheteurs plus jeunes. Pour mettre toutes les chances de votre côté, n’hésitez pas à demander l’aide d’un spécialiste.