Le mot procrastination vient du latin. Étymologiquement, il se décompose en pro-, qui signifie « en avant », et de -crastinus, qui signifie « lendemain ». La procrastination se définit ainsi comme étant une propension à toujours reporter une chose à plus tard.

La procrastination, ou la fuite en avant

Il s’agit d’un mot du genre féminin qui désigne le penchant d’une personne à toujours reporter, différer, remettre à demain ce qu’elle a à faire. Au-delà de la tendance, la procrastination est également l’acte en lui-même, consistant à remettre pour une date ultérieure des actions qui en réalité peuvent ou doivent se faire sur le moment, peu importe que ces dernières soient en rapport avec un domaine ou un autre.

Est adepte de la procrastination le procrastinateur, c’est-à-dire « l’éternel retardataire », qui a tendance à imposer son rythme à toutes les actions qu’il doit mener, à les repousser, qui plus est lorsque celles-ci ne lui procurent pas une satisfaction dans l’immédiat, aussitôt qu’il les a menées. Vue ainsi, procrastiner est donc une dynamique d’esprit se manifestant par le fait de repousser pour plus tard toute obligation qui ne présente pas un avantage immédiat.

Un phénomène accentué par le web

La procrastination s’apparente donc à une forme de paresse. De nombreuses études tendent à établir que les étudiants en période de stress sont enclins à la procrastiner, et ont tendance à être accros à internet, au détriment de leurs cahiers. Depuis 2010, David d’Equainville, fondateur de la maison d’édition Anabet, a lancé la Journée Mondiale de la Procrastination. Elle est célébrée le 25 mars de chaque année.