Chez certaines femmes, les petites lèvres intimes se développent excessivement au point de pendre et de créer une gêne aussi bien d’un point de vue esthétique que fonctionnel. Elles peuvent également, au-delà de la gêne, devenir douloureuses. Pour y remédier, il faut parfois passer par une intervention chirurgicale nommée nymphoplastie ou labiaplastie. Découvrez l’essentiel à savoir sur ce sujet dans cet article.

LA NYMPHOPLASTIE : Expérience, douleur, prix.. par AllyFantaisies

La nymphoplastie : définition

Il s’agit d’une opération de courte durée qui consiste à réduire les petites lèvres intimes hypertrophiées, afin de leur redonner une taille et une symétrie normales. L’intervention ne dure pas plus d’une heure en moyenne et ne nécessite souvent pas d’hospitalisation. Le principe de l’opération implique une ablation de l’excès labial sous anesthésie générale ou partielle. L’intervention n’a pas de conséquences sur la sexualité ou l’accouchement plus tard.

Quand est-elle vraiment nécessaire ?

La taille de la vulve et de ses parties est en réalité congénitale. Cependant, elle peut subir des modifications à cause des hormones au cours de la puberté ou au fil des accouchements. Les petites lèvres peuvent être développées (un peu plus que la normale) sans que cela constitue un motif de chirurgie. Cependant, quand elles dépassent 4 centimètres, elles peuvent devenir inconfortables. C’est la source d’une gêne vestimentaire (surtout quand on porte des jeans ou des tenues très près du corps). Il y a également des frottements assez désagréables quand on fait du vélo ou même de la marche.

Il arrive même que les petites lèvres soient disproportionnées de façon asymétrique : une est exagérément plus grande que l’autre. Cela augmente alors la gêne esthétique.

Dans un tel contexte, la femme peut ressentir des douleurs au cours de l’acte sexuel. En effet, il arrive que pendant les rapports, les lèvres soient aspirées à l’intérieur du vagin, causant une vive douleur. Dans ces cas, il ne s’agit plus d’un problème esthétique, mais fonctionnel : c’est le cas pour environ 20% des femmes qui se font opérer.

Cependant, la demande pour cette opération est de plus en plus élevée. Et dans beaucoup de cas, il s’agit plus d’un complexe que d’un véritable inconfort. La demande vient souvent des femmes mêmes et non de leurs conjoints. Selon certains spécialistes, ce nouveau regard sur le sexe de la femme par la femme elle-même a été accentué par le phénomène de mode de l’épilation. Cette pratique dénude en effet le sexe féminin, en rendant les formes plus visibles. De plus, elle force la comparaison avec le sexe d’une petite fille. Certaines femmes désirent donc revenir à cet aspect « puéril » de la vulve.

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Quelques recommandations avant une chirurgie des petites lèvres

Comme dans le cadre de toute autre opération, un bilan sanguin doit être réalisé. En ce qui concerne les précautions à prendre par la patiente, on distingue :

  • L’interdiction de la prise d’aspirine ou de tout médicament qui en contient durant les 10 jours qui précèdent l’intervention ;
  • La recommandation de rester à jeun sans manger ni boire 6 h avant l’intervention ;
  • La consultation obligatoire de l’anesthésiste au cours du mois qui précède l’opération ;
  • L’arrêt obligatoire de fumer le mois précédant l’opération ainsi que celui qui suit l’intervention, afin de favoriser une cicatrisation rapide.

Après l’intervention, il est recommandé de choisir un habillement ample et d’utiliser des sous-vêtements en coton. De plus, il faut attendre en moyenne 4 semaines pour reprendre de manière progressive les rapports sexuels et 1 à 2 mois pour reprendre une activité sportive qui sollicite cette zone comme le cyclisme.

L’intervention proprement dite et les résultats

Il revient au chirurgien d’adopter la technique qui est la plus adaptée à chaque cas pour obtenir de bons résultats. On distingue généralement deux techniques de nymphoplastie. Une première technique permet de faire une incision triangulaire pour retirer l’excès de lèvre qui pend et une seconde méthode consiste à réaliser une coupe en longueur. Avec cette dernière technique, on peut enlever plus d’excédent tout en favorisant une cicatrisation plus rapide. Cependant, le résultat est un peu moins naturel.

La première méthode donne en effet un rendu moins artificiel. Par contre, la cicatrisation est plus lente et nécessite plus souvent des retouches.

Qu’est-ce qui se passe après l’intervention ?

La nymphoplastie occasionne un inconfort et une gêne pour marcher la première semaine. Les résultats sont visibles après 1 mois. Une hygiène extrême est nécessaire pour assurer une bonne guérison de la plaie. Pour cela, il est indiqué qu’elle soit nettoyée régulièrement et délicatement sous la douche avec de l’eau savonneuse. La prise de bain est quant à elle contre-indiquée les trois premières semaines qui suivent l’intervention.

Les cicatrices s’estompent en deux mois tout au plus. La plupart du temps, les résultats sont satisfaisants et ne donnent pas lieu à des complications. En effet, les rencontres préopératoires permettent d’anticiper de nombreuses situations délicates.

Quelques cas de complications

Le saignement, même s’il est rare, peut survenir lors d’une labiaplastie.

La cicatrisation peut devenir longue et difficile. C’est le cas lorsqu’il y a une désunion cicatricielle (peut survenir jusqu’à 6 semaines après l’opération). On la traite par des pansements ou des points de suture.

Une perte de la sensibilité dans la zone opérée peut également être notée. Cette perte de sensibilité est souvent liée à la section de certaines ramifications nerveuses terminales au cours de l’intervention. Elles repoussent cependant en un trimestre tout au plus. Dans d’autres cas, on note plutôt une hypersensibilité à la limite douloureuse, surtout au cours des rapports sexuels.

Un hématome peut survenir suite à un saignement après l’opération. Il engendre une augmentation du volume des lèvres et s’accompagne de douleurs plus ou moins importantes.

Enfin, on peut également observer des imperfections, notamment des asymétries de tailles, des prolongements qui persistent, des cicatrisations inesthétiques… Il arrive qu’une deuxième intervention de correction soit alors nécessaire.

Coût d’une nymphoplastie

Une nymphoplastie coûte en moyenne plus de 2500 euros. Des frais supplémentaires sont susceptibles de s’ajouter en fonction des spécificités liées à l’opération de chaque patiente ou encore des honoraires du chirurgien… Dans les cas où elle est vraiment une nécessité fonctionnelle, les dépenses peuvent être en partie couvertes par la Sécurité sociale et certaines mutuelles.

Vous savez tout maintenant de la nymphoplastie. Consultez un professionnel si vous en ressentez le besoin, pour avoir des informations spécifiques concernant votre cas.